Choix banal 

Ça me fait mal, ou pas vraiment,

Juste un étouffement,

Un besoin de lui crier comme ça,

Tout ce que je ressens,

J’y pense, ça m’obsède chaque seconde,

Qui tombe, qui tombe,

Je dors pour passer le temps,

Ça passera rapidement,

Faites que je lui dise au plus vite !

Mais envahisseur de mes rêves,

Pas le droit à une trêve,

Je supporte, pense, imagine,

Mes pensées et rêves ont déjà constitué

Une vie entièrement imaginée

Ça soulage de penser à lui

Comme quand on reste devant la boulangerie

A humer le parfum des croissants

Ça rassasie la faim,

Et moi j’ai faim de lui.

Il m’inspire, me terrorise,

Timide parce que je sais

Que je ne lui suis pas indifférente

Quelques mots en douce

Et pouf ! effet papillon,

Tu dirais que c’est « fasciste »

Cette transformation de relation

Tout ça pour quelques confessions

D’une amie bien intentionnée

Mais où tout cela va-t-il nous mener ?

Peur de perdre une amitié

Mais moi je veux vivre

Et si tu me redonnes l’envie d’écrire

C’est que tu me rends le souffle

Que j’avais perdu en restant cachée

Au fond de mon gouffre,

Je préfère avoir froid à sentir le vent,

Que rester près de la cheminée,

Fais voler mes cheveux et mon cœur en éclats

Au moins j’aurais vécu pour toi.